
Dès son arrivée en 1943 à Terezín (Tchécoslovaquie), camp modèle que les nazis utilisent pour rassurer l’opinion publique sur le sort réservé aux Juifs par le Führer, Daniel Faigel, un jeune médecin danois hanté par un lourd passé, se retrouve plongé en enfer. Car, contrairement à ce qu’en dit la propagande allemande, les conditions de vie y sont terribles, et la ville sert de zone de transit vers des camps d’extermination. Engagé comme médecin dans l’hôpital du ghetto, Daniel passe ses journées à essayer d’arracher à la mort et aux déportations vers l’est quelques-uns de ses patients. Parmi eux se trouve Ludmilla. L’improbable amour qui naît entre eux leur donne à chacun la force de supporter un quotidien ponctué par la peur de faire partie du prochain « transport », dont on sait intuitivement qu’on ne reviendra pas.
A travers le regard d’un jeune médecin juif, le romancier Morten Brask décrit la réalité de Terezín, camp de concentration que les nazis firent passer pour une cité heureuse.
BRASK Morten, Terezin plage, Belfond, 2011